Séminaires mensuels du Pont Freudien 2017-2018

Séminaire XIV La logique du fantasme, de Jacques Lacan

UQAM , Local DS-2587. Pavillon J.-A. De Sève (DS), 320 rue Sainte-Catherine Est. Montréal. Métro Berri-Uqam.

Pour connaître l’horaire des séances :  http://pontfreudien.org/séminaire

Psychanalyse et travail social, un certain cousinage

Philosophe de formation, Louis-Georges Papon (1947-2014) était psychanalyste à Lille. Il a longtemps été formateur dans différents centres de formation d’éducateurs spécialisés et superviseur auprès d’équipes du secteur médico-social.

Résumé

Psychanalystes et travailleurs sociaux peuvent-ils s’associer dans une recherche qui enseignerait les uns et les autres ? Ont-ils seulement un champ commun où viendrait se coaguler l’objet d’un savoir inédit ?

Préface de Joseph Rouzel

Les travailleurs sociaux sont largement mobilisés pour faire vivre des dispositifs complexes d’aides sociales devant lesquels ils sont souvent désemparés, sans pouvoir se représenter la place qu’ils y occupent. Souvent aveuglés par les images que la société leur renvoie d’eux-mêmes, ils mesurent mal leur efficacité.

Leur désarroi n’est pas accidentel et ne révèle aucune défaillance chronique dans le savoir-faire. Ils savent – mais souvent à leur insu – qu’ils sont porteurs d’une angoisse historique que la Cité ne peut prendre en compte. Alors qu’ils sont au cœur du monde, et avant même d’y proposer des solutions, ils pressentent un exil. Cette extra-territorialité, les travailleurs sociaux la partagent avec les psychanalystes.

Cet ouvrage tente de laisser émerger le cousinage qu’entretient le travailleur social avec le psychanalyste. Tenir bon sur l’idée lacanienne que l’inconscient c’est la politique suppose de prendre à bras le corps l’incommensurable embarras des travailleurs sociaux aux prises avec la brutalité des souffrances du monde.

Mise en vente le 8 janvier 2015.

 

 

 

 

 

Qu’est-ce vraiment que la psychose

 

Mais qu’est-ce vraiment que la psychose ? Comment se distingue-t-elle de la névrose ? Et quel est son rapport à la normalité ? Peut-on d’ailleurs tracer une ligne claire entre le psychotique et l’homme dit « sain » ?

La psychose recouvre de nombreux phénomènes psychiques : hallucinations auditive et visuelle, paranoïa, délire de persécutions… La psychanalyste et philosophe Colette Soler explore aujourd’hui les recoins de la psychose.

https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/sommes-nous-tous-fous-44-quest-ce-la-psychose

 

 

Lacan Lecteur de Joyce

Avec son titre Joyce le symptôme, Lacan faisait un retour à Joyce pour lequel il avait déjà formulé un diagnostic en 1967, le rangeant parmi les Pères des « diologues », entre Moïse et Maître Eckart. Dire symptôme n’exclut pas la logique mais ajoute autre chose, le métabolisme de la jouissance. Tout ce qui dérive de l’Œdipe freudien en tient le père pour responsable. Lacan, lui, s’inscrit en faux, le discours analytique procédant sans « recours au nom du Père ». Ici se place son appel à Joyce. Ce que Lacan cherchait alors pour la psychanalyse, James Joyce l’a réussi par son art. Il fournit alors à Lacan l’exemple pour ainsi dire spontané, non analytique, qui apporte latéralement de l’eau au moulin de sa thèse d’une psychanalyse… réinventée, qui se passe du Père. Mais surtout un exemple qui montre ce qu’il faut bien appeler l’efficace du sujet, qui loin d’être seulement un effet du language ou du discours comme il l’a d’abord développé, est aussi origine, origine possible d’un dire constituant. Exemple sans prix dans notre époque de déploration des carences du discours.

 

Essais d’épistémologie, pour la psychiatrie de demain

Présentation sur youtube

Le propre de la folie, dans ce qu’elle a de plus humain, est peut-être de ne jamais se laisser saisir. Elle échappe, met en tension toute tentative de théorisation à son égard. Et le sujet, par-delà son trouble, résiste à l’objectivation d’un discours univoque. Ainsi en témoigne l’histoire de la psychiatrie qui semble vouée à l’éclatement, aux querelles intestines, aux revirements idéologiques les plus brutaux : de l’apogée du mouvement asilaire à la sectorisation, du « traitement moral » de Pinel à la découverte des neuroleptiques, de la psychanalyse aux thérapies cognitivo-comportementales.

Dès lors, le jeune psychiatre se trouve confronté à des choix parfois difficiles et éprouve quelques difficultés à faire sienne cette histoire mouvementée. Comment peut-il se repérer dans les querelles théoriques, cliniques, épistémologiques qui animent cette discipline ? Comment concilier un goût pour les sciences humaines et la nécessité d’une rigueur propre à l’approche statistique ? Comment croiser les apports nécessaires de l’antipsychiatrie et les bienfaits des institutions de soin ? Comment entendre le sujet au-delà de ses symptômes ?

Des psychiatres, des psychanalystes et des philosophes expérimentés ont accepté de livrer leur approche des savoirs en psychiatrie et de faire ainsi œuvre de transmission auprès des jeunes professionnels en santé mentale.